MM.

On ne voit que quelques secondes, mais c'est comme si nous avions tout vu. La Bombe plantureuse, affalée dans un canapé, qui sourit, le joint au bout du bec. La fumée qui l'embaume. Et ces femmes qui l'entourent, lui tournent autour. Peut être qu'elles baisaient avant de tirer sur le joint, qu'elles avaient roulé à tour de rôles. Peut être qu'elles se connaissaient pas et qu'elles s'étaient retrouvées là par pur hasard. On n'en sait rien, on n'en saura jamais rien. Et ses baisers envoyés. On l'imagine qu'elle racontait un souvenir de tournage, et tirait, racontait une nuit agitée à Los Angeles, et tirait, racontait un baiser de ciné avec, et tirait, racontait une fo, et tirait, racont, et tirait, et tirait. Sur son joint.

Laissez la fumer en paix ...
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# Posté le jeudi 03 décembre 2009 17:10

Amour présidentiel.

Amour présidentiel.
- Viens, qu'il lui demandait d'approcher.
- Non, j'peux pas, qu'elle refusait, dépassée.
- Allez, juste un baiser, je t'aime, qu'il suppliait. Pitié, qu'il ajoutait.

Rien n'y fait.
Elle s'appelait Malia Obama.
Elle ne pouvait pas aimer.
Le pire qui puisse arriver ...
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# Posté le lundi 30 novembre 2009 16:34

Jouissance mystique.

Allez, j'ai envie de péter un plomb. Allez, j'ai envie de me laisser aller. Allez, j'ai envie de craquer. allez, j'ai envie de gueuler. Allez, qu'Allah et Jésus aillent se faire enculer. Allez, que les faux dieux aillent se faire foutre. Allez, qu'Allah et Jésus dégagent la piste, illico. Laissant les plus rêveurs régner.

Elle est une déesse. Elle est un Dieu. Elle surplombe de loin Allah et la compagnie, Jésus et ses apôtres. Elle n'offre pas du vent, elle donne du soleil. Elle n'écrit pas la tempête, elle est une poète. Elle chante pas les éclairs, elle déclame des vers. Elle rassemble pas des fidèles, elle convertie en Illuminé, en Amoureux éternel. Ou en Vivant Immortel. Et quand on est un des siens, on plane dans le monde rêvé. On vole dans les contrées imaginées. Osmose. Je l'aime, elle est mon Dieu. Et ma Déesse de la Liberté. Les autres, Allah et sa clique, Jésus et ses cons, allez, pitié, fuyez !

# Posté le lundi 16 novembre 2009 18:49

Modifié le lundi 16 novembre 2009 19:16

Vert est l'esperance.

Vert est l'esperance.
C'est les Verts de l'autre contrée qui les plongent dans une telle apnée. Soufflé coupé le temps d'un passement de jambe. Le temps d'un tire. La balle en apesanteur, qui vole. Déviée par le vent, elle n'y rentrera pas. Rhhaaa, pestent-ils. C'est les Verts de l'autre contrée qui les plongent dans une telle fureur. Le drapeau est bandana, s'improvisant maillot, plongeant dans les décolletés des nénettes. Respiration accélérée, mains prêtes à s'entrechoquer. La balle s'envole d'un coup de pied. Les yeux se brident, on voit mal. La balle rebondit comme une poule mouillée. Ooooh, enragent-ils. C'est les Verts de leur contrée préférée qui les plongent dans l'euphorie. On respire plus, on pleure. Les verts remballent. C'est le chaperon rouge, qu'ils accusent sans savoir. Aveuglés par la balle qui n'a jamais été la même ... Et le Vert de la pelouse qui les avait poussé à espèrer.
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# Posté le samedi 14 novembre 2009 19:17

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 05:59

SOS SOS

Ce n'est point Mehdi, Marcellin ou Yu Jing qui écrit. Non. Juste une amie qui revient d'un long périple au fin fond d'une contrée désertée par l'amour et l'ouverture d'esprit. Un Pays dit musulman, mais ou les jeunes se donnent des baisers volés dans des ruelles vides en jetant des regards apeurés, effrayés à l'idée qu'un mec du quartier ne les surprenne. Avec M. on observe souvent les gens qui passent à notre portée, et en général, ils devraient éviter. On à un ½il critique assez aiguisé. Méfiez vous. Moi j'dis ça, j'dis rien. On est pourtant bien mal placés, mais que voulez vous. C'est tellement rassurant de parler des défauts des autres (la fameuse doudoune esquimau d'une certaine W.). Que nous reste t'il? 6 Mois. Quelques semaines. Et après Ciao. Fini les Années lycée. A part, si nous redoublons. Mais au fond, aucun d'entre nous n'en a envie. Alors Oui, Ciao. Au revoir les rires qui rebondissent sur les murs du Hall, au revoir cette autodérision malsaine, ces blagues lancées avec naiveté mais qui vexent, au revoir, ces petits signes de la main en cours, ces fous rires esseulés, que l'on a tout seuls. Au revoir les amis. Je vous aime.

M. Je dois cependant te renvoyer l'ascenseur. Pourquoi?! Te souviens tu d'un certain article que tu a fait sur moi? Très, très flatteur. Certains ont même pensé que j'étais cette belle inconnue, dont tu étais fous amoureux. Comment peut t-on te décrire? C'est simple. Plus on te connait et plus on sait que derrière cette arrogance se cache quelqu'un d'exceptionnel. Je n'ai pas l'habitude de faire l'éloge de mes amis mais je te dois bien ça. On peut parler de tout avec toi, les gens pensent te connaitre en lisant simplement tes textes. Mais tout ça n'est que du superficiel. Personne ne te connais vraiment. Tu es intouchable. Love Yu.

Moon'

SOS SOS

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 10:14

Cour d'école.

Cour d'école.
De la fenêtre, je m'y revoyais. Assis, à regarder la bouteille en plastique qui tournait. A ne plus respirer quand le désigné bouchon la pointait. Je me revoyais. A calmer mon c½ur qui sombrait dans la folie. Et je la revoyais, elle, la primeure de mon c½ur. Et la bouteille qui tournait. A un moment, mon souffle s'est vraiment coupé. La bouteille, au milieu, s'était arrêtée. Je devais déposer mes lèvres sur les siennes. Je devais l'embrasser. Je me revoyais m'avancer, l'embrasser.


De la fenêtre, je la revoyais cette cour. Premier baiser, premiers amours. La main douce qu'elle me tendait, que je prenais. Empressé. Et le baiser dont je me souviendrais. Celle que tout le monde aimait, la belle, la Blonde, la Ravissante et charmante. Celle qui aurait pu avoir le monde à ses pieds. L'Ange. Elle m'avait embrassé, dans un coin, juste là. Je le revoyais de loin. Ce baiser là, je l'ai sans doute rêvé. Sans doute toujours espérait. Et quand on me demande de me remémorer mes premiers baisers, je pense au même. Systématiquement, machinalement. Je me revois déposer mes lèvres sur les siennes. Très rapidement. Et, en vérité, je ne sais jamais si c'était un rêve. Ou la réalité. En tout cas, ça restera mon premier baiser.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 18:32

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 07:28

Vous vous souvenez ?

Vous vous souvenez ?
Une année et pas des poussières.
Une année, une année.
Je revis la soirée, comme si que j'y étais.
Une année.
Et l'année dernière, je virvoltais.
L'année passée, j'allais du canapé à la télé, sans m'arrêter. Sans m'arrêter de bouger.
Je me réchauffais, m'emmitouflais, me couchais au fond de l'oreiller, les yeux rivés. Les oreilles aux aguets. L'année passée, le monde palpitait.
Une année déjà que le monde a tremblé. Comme il n'avait jamais tremblé.
Les pieds tapaient, les mains s'entrechoquaient et les larmes coulaient.
Une année.
Une année qu'il est né.
Je ne me suis pas couché.
Une année.
L'année passée, le rêve s'est réalisé.
Une année. Une année déjà.
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# Posté le mardi 03 novembre 2009 17:04

Fixations/Fellations.

Fixations/Fellations.
C'était l'heure de la récré, entre deux cours. De la pause. Il y avait des gens qui criaient, qui fumaient, et qui baisaient dans les toilettes. On lui avait dit ça, à lui, le nouveau, le jeune premier, le novice, l'arrivant. Qu'il y avait des gens qui baisaient dans les toilettes. Des filles qui s'accroupissaient et rythmaient leurs journées aux sons des braguettes. Mais pour lui, il n'y avait qu'Elle.
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# Posté le vendredi 30 octobre 2009 18:50

Fausses visions.

Je me vois ne pas l'avoir. Je le vois qu'il s'éparpille. Je vois que je l'atteins pas. Je vois que je le touche même pas. Je vois qu'il m'évite. Je vois que je l'aurais jamais. Pas maintenant. Je vois qu'il va me manquer. Et il sera pas le seul ... Je le vois loin, pas dans mes mains. Je vois qu'il n'arrivera jamais aux creux de mes mains. Il sera éternellement trop loin.
Je les vois, souriants, qu'ils s'en vont. Je les vois sécouer leurs paumes, me disant au revoir sur le bas-côté. Je les vois fuyants. Je les vois qu'ils disparaissent dans la brume matinale, ou dans la nuit noire. Je ne sais plus trop.
Je vois que j'y resterai. Encore longtemps. Trop longtemps. Je m'y vois, dormir, des nuits, des jours. Roupillant sur un bureau. Etalé sur une table. J'y resterai. C'était pas un voeu, plutot un cauchemar. Je voulais pas.
Je vois les téléphones qui vibrent, parfois. Je vois qu'ils s'éteignent. Je vois des amis qui se déchirent, se séparent. Je vois des téléphones qui n'ont plus batteries. Je me vois comme un téléphone niqué. Comme un téléphone gisant. Comme mort. Parcequ'ils sont partis, m'ont laissé.
Je ne vois pas. Je prevois.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 16:05

Les mathématiques et la philosophie entretiennent des relations intimes.

Les mathématiques et la philosophie entretiennent des relations intimes.
Un regard dans le couloir d'un bahut, les étincelles fusent. Un choc scolaire, culturel.
L'odeur fraiche des trousses me colle encore au nez, la première fois que je l'ai vu , une cigarette à la main , un air stréssé ,une barbe de quelques jours. Surprise en plein éloge, le prof de maths m'intimide. Il est beau et il fume, je suis belle et je bois. C' est un prof de maths et je suis une élève de première Littéraire, tout nous oppose mais l'attirance est bien là. Un regard profond , des rencontres brèves, tel un coup de vent.

Un amour impossible comme une alchimie entre Equation et Allégorie, deux univers différents, deux statuts incompatibles, un amour irrationnel, une antithèse.











Texte de Tissem, invitée d'une nuit ici.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 19:31

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 08:26